samedi 21 mars 2015

Accès garanti pour la France aux données des sentinelles

Alors que le second satellite Sentinelle dédié au programme Copernicus sera lancé dans quelques mois seulement, l’ESA et l’Agence spatiale française, le CNES, ont signé un accord de collaboration sur la gestion et l’accès aux données de Sentinelle.

La famille de satellites Sentinelle est en cours de développement et vise à répondre aux besoins opérationnels du programme européen Copernicus de surveillance de l’environnement. Le premier satellite de la flotte, Sentinelle-1A, est en orbite depuis un peu moins d’un an, tandis que le lancement du prochain, Sentinelle-2A, est prévu pour le mois de juin.

Les données obtenues par les missions d’observation de la Terre sont libres d’accès pour les Services Copernicus, ainsi que pour des utilisateurs scientifiques ou autres.



Lors d’un événement qui s’est tenu le 19 mars au siège de l’ESA à Paris, la France et l’ESA ont signé un Accord de coopération portant sur le segment sol collaboratif des Sentinelles, qui vise à faciliter l’exploitation des données des Sentinelles dans le pays.

C’est Thierry Duquesne, Directeur de la Prospective, de la Stratégie, des Programmes, de la Valorisation et des Relations Internationales au CNES qui a signé au nom de la France.

Dans le cadre de cet accord, le CNES va installer à Toulouse un « site miroir national » pour héberger et distribuer les données de Sentinelle. C’est ce site qui assurera l’accès et la distribution des données des Sentinelles dans le cadre de services environnementaux et d’information à valeur ajoutée.

En outre, les données radar de la mission Sentinelle-1 seront reçues par la station sol française Vigisat de Brest dans le cadre de l’initiative CleanSeaNet de l’Agence européenne pour la sécurité maritime.

« Cet accord est un élément clé de Copernicus, et un pas important vers son succès en France, » a déclaré M. Duquesne.

En tant que coordinateur de la « composante spatiale » de Copernicus, l’ESA soutient les initiatives nationales en établissant un accès direct et efficace aux données des Sentinelles, en fournissant un support technique pour la mise en place de l’acquisition des données et leur diffusion, et en mettant à disposition des initiatives nationales les logiciels de traitement et de distribution des données.

« Avec la signature de cet accord, l’utilisation des données de Sentinelle s’étend en Europe, et le réseau Copernicus grandit. La France est un partenaire très important étant donné son engagement très actif au sein de Copernicus et du Segment sol collaboratif, » a déclaré Volker Liebig, Directeur des programmes d'observation de la Terre à l’ESA.

La France est le sixième État participant à signer cet accord après la Grèce, la Norvège, l’Italie, l’Allemagne et la Finlande.



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Source : ESA

vendredi 20 mars 2015

Eclipse solaire dans quelques heures

Dans quelques heures le soleil, la lune et la Terre ont rendez-vous pour une éclipse solaire( ou plus exactement une occultation solaire ).




Notre satellite passera pile devant notre étoile, projetant son ombre sur la Terre au niveau de l’hémisphère nord. Seule une poignée d’heureux Terriens pourront observer une éclipse totale : la Lune ne couvrira complètement le Soleil que sur une bande de 5850 km courant du Groenland au Pôle nord. Résultat, les chanceux habitants des îles Féroé et de l’archipel de Svalbard profiteront de 2 minutes et 46,8 secondes d’obscurité totale.

Mais pour le reste des européens, ainsi que pour les habitants de l’Afrique du nord, une belle éclipse partielle sera visible dans la matinée. En France, elle ira jusqu’à couvrir 82,5 % de la surface du Soleil dans la Manche, à 10h26 exactement. Moins chanceux, les habitants d’Ajaccio ne verront qu’une éclipse à 58 %, à la même heure.

TROUVEZ L’HEURE DE L’ÉCLIPSE DANS VOTRE COMMUNE

Vous ne voulez pas rater ce spectacle ? Vous avez bien raison : les prochaines éclipses partielles visibles en France sont prévues pour le 25 octobre 2022 (couverture de 20 %) et le 2 août 2027 (couverture de 70 %, totale en Afrique). La dernière éclipse totale date, elle, de 1999, et la prochaine aura lieu… le 3 septembre 2081 !

Alors, comment savoir à quelle heure la Lune obscurcira le Soleil chez vous ? Comme l’a calculé l’Institut de mécanique céleste et et du calcul des éphémérides, situé à l’Observatoire de Paris, l’ombre de la Lune, s’étirant sur 200 à 460 kilomètres environ, survolera l’Hexagone d’Ouest en Est, entre 9h11 (sur Bayonne) et 11h47 (sur Strasbourg). En somme, la Lune grignotera progressivement le Soleil durant une heure environ, avant de se retirer durant une autre heure (voir ci-dessous).



Pour savoir précisément à quelle heure vous pourrez observer l’éclipse dans votre commune, vous pouvez consulter la carte spécialement conçue par la NASA. En positionnant le curseur sur le point de votre choix, vous y connaîtrez l’heure d’arrivée de l’ombre lunaire, l’heure où l’éclipse sera à son comble, puis l’heure où le Soleil sera à nouveau découvert. Attention, cependant : les heures sont indiquées en temps universel (UTC). Il faut donc y ajouter une heure pour avoir l’heure locale en France.

Avant de vous adonner à l’observation du ciel, une mise en garde : prenez soin de vous munir de lunettes spéciales. De simples lunettes de soleil ne permettent pas de protéger les yeux des radiations, risquant d’abîmer irrémédiablement votre rétine. 

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Source : Science et Vie

mercredi 18 mars 2015

Un tremblement de terre ressenti en Béarn

Selon le site du Réseau national de surveillance sismique, qui affiche les derniers séismes détectés en France métropolitaine, des secousses sismiques ont été enregistrées en Béarn ce mercredi, à 8h08.

L'épicentre de ce tremblement de terre de magnitude 3 était situé à 14 km d'Arudy, un secteur habituellement concerné par les secousses sismiques. D'autres secousses avaient été ressenties à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Pau, lundi à 20h52, de magnitude 1,6.



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Source : RENASS ; Sud-Ouest

Séisme M6.2 en Indonésie, aucune alerte tsunami

Un puissant séisme d’une magnitude de 6,2 sur l’échelle de Richter s’est produit en Indonésie cette nuit vers 23h12 à une profondeur de 45.8km.


Le Centre d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique a déclaré qu'il n'y avait aucune menace de tsunami.

Villes proches :
137km (85mi) NW de Kota Ternate, Indonesie
138km (86mi) NW de Ternate, Indonesie
147km (91mi) E de Bitung, Indonesie
169km (105mi) W de Tobelo, Indonesie


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vendredi 13 mars 2015

2 éruptions solaires de type M ce matin

2 éruptions solaires de type M ont eu lieu ce matin dans la région active AR12297



- M 1.2 qui a débuté à 04h47 pour se terminer à 05h16

M 1.8 qui a débuté à 06h49 pour se terminer à 07h12




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Envoi de MMS réussi

Non non je ne suis pas en train de me réjouir d'avoir envoyé un MMS !
Je parle bien entendu de la fusée Atlas 5 qui a lancé avec succès les satellite MMS.

Magnetospheric Multiscale Mission ou MMS est une mission spatiale de la NASA chargée d'étudier la magnétosphère de la Terre qui a été lancée cette nuit le 13 mars 2015. MMS utilise quatre satellites identiques volant en formation en forme de tétraèdre. Les instruments scientifiques embarqués doivent recueillir des données permettant de reconstituer la structure et la dynamique des régions où se produisent les reconnexions magnétiques. Ils doivent en particulier mesurer l'accélération des particules énergisées et les turbulences. 



La mission comprend deux phases d'une durée totale de 2 ans pour étudier ce phénomène in situ d'abord dans la région où le vent solaire produit par le Soleil vient se heurter au champ magnétique terrestre puis, dans la région située à l'opposé par rapport à la Terre, dans la queue de la magnétosphère.


Objectifs

La mission MMS a pour objectif d'identifier la structure et la dynamique des régions où les électrons se diffusent en mettant en évidence ce phénomène dans les trois dimensions et à petite échelle. Les instruments des satellites MMS doivent mesurer le plasma ainsi que les champs électriques et magnétiques dans les régions de diffusion de la magnétosphère terrestre où se produisent les reconnexions magnétiques afin de répondre aux questions suivantes :

Qu'est ce qui déclenche le processus de reconnexion magnétique et à quelle vitesse ce processus se déroule-t-il ?
Quelle est la structure de la région de diffusion ?
Comment les champs de plasma et les champs magnétiques se connectent et se déconnectent dans les régions de diffusion ?
Dans quelle mesure les électrons agissent sur le processus de reconnexion ?
Quel est le rôle des turbulences dans le processus de reconnexion ?
Comment les reconnexions accélèrent les particules qui atteignent des énergies élevées ?

Instrumentation scientifique

Les quatre engins spatiaux emportent exactement les mêmes instruments scientifiques : des instruments d'analyse du plasma, des détecteurs de particules énergétiques, des magnétomètres, des instruments de mesure du champ électrique et des équipements destinés à maintenir le potentiel électrique du satellite le plus bas possible pour ne pas perturber les mesures. Les différents instruments se caractérisent par la fréquence (toutes les millisecondes) et la précision particulièrement élevées des mesures. Ces caractéristiques sont nécessaires pour identifier et cartographier les régions de diffusion de très petite taille (1 à 10 km) et se déplaçant rapidement (10 à 100 km/s) où se déroulent les processus de reconnexions magnétiques.

Mesure des plasmas chauds

Deux instruments analysent les caractéristiques des plasmas :

L'instrument FPI(Fast Plasma Instrument ) mesure la distribution tri dimensionnelle des flux d'électrons et d'ions dont l'énergie est comprise entre 10 eV et 30 keV avec une précision du niveau d'énergie de 20%. Les mesures sont effectuées toutes les 30 ms avec une résolution temporelle de 150 ms. L'instrument est fournie par le centre spatial Goddard.
L'instrument HPCA (Hot Plasma Composition Analyzer) utilise une nouvelle technique pour mesurer les ions comme l'oxygène et l'hydrogène dont l'énergie est comprise entre ~10 eV et 30 keV avec une précision du niveau d'énergie de 20% et une résolution temporelle de 15 secondes.

Mesure des particules énergétiques 

Deux instruments analysent les caractéristiques des particules énergétiques :

Deux instruments FEEPS (Fly's Eye Energetic Particle Sensor) mesure la distribution spatiale et le spectre énergétique des ions et électrons pour les électrons de ~25 keV à 500 keV et les protons de ~45 keV à 500 keV. L'instrument est fourni par la société Aerospace Corporation.
Le spectromètre à ions énergétiques EIS (Energetic Ion Spectrometer) détermine la composition de ions (des protons aux ions de l'oxygène) et la distribution angulaire pour les particules ayant une énergie comprise entre ~45 keV et 500 keV toutes les 30 secondes. L'instrument est développé par l'Applied Physics Laboratory.

Mesure des champs électriques et magnétiques

Six instruments analysent les caractéristiques des champs électriques et magnétiques :

Les magnétomètres fluxgate analogique AFG (Analog Fluxgate) et digital DFG (Digital Fluxgate) développés respectivement par l'UCLA et l'Université technique de Braunschweig. Les deux magnétomètres fournissent des mesures redondantes du champ magnétique et de la structure des régions de diffusion.

L'instrument EDI (Electron Drift Instrument) mesure les champs et électriques en mesurant le déplacement d'électrons émis par un canon électrique avec une énergie d'environ 1 keV. L'instrument est développé par l'Institut für Weltraumforschung de l'Académie des Sciences autrichienne.
Six antennes mesurent dans les trois dimensions les champs électriques. Quatre antennes filaires SDP (Spin-plane Double Probe) longues de 48 mètres sont déployées perpendiculairement à l'axe de rotation du satellite avec des capteurs sphériques à leur extrémité. Deux antennes de 10 mètres ADP (Axial Double Probe) sont déployées parallèlement à l'axe de rotation de part et d'autre du satellite. Les mesures sont effectuées avec une fréquence de 100 kHz et une précision de 0,5 mV/m (SDP) and 1 mV/m (ADP).

Le magnétomètre à bobine SCM (Search Coil Magnetometer) mesure le champ magnétique dans les axes avec une fréquence atteignant 6 kHz et est utilisé avec les instruments ADP et SDP pour déterminer la contribution des ondes de plasma à la dissipation turbulente qui a lieu dans les régions de diffusion. L'instrument SCM est développé par le Centre d'étude des Environnements Terrestre et Planétaires (France).

Déroulement du projet


Les quatre satellites sont construits par le Centre spatial Goddard de la NASA. Il est prévu que les satellites MMS soient placés en orbite en mars 2015 par une fusée Atlas V-421 comportant deux propulseurs d'appoint et étage supérieur Centaur monomoteur. Le 13 mars le lanceur tiré depuis la base de lancement de Cape Canaveral a placé MMS sur une orbite provisoire de 585 x 70165 km. Les quatre satellites doivent rejoindre leur orbite opérationnelle par la suite en utilisant leur propre propulsion.











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Source : NASA ; Wikipedia

jeudi 12 mars 2015

Une nouvelle éruption solaire de type M cette après-midi

Et le vainqueur est ..................   AR12297 !!! 

Mais encore elle ? Et oui jusqu’à présent c'était la seule région active sur la face visible du soleil mais une autre commence à pointer le bout de son nez.

En tout cas c'est bien elle qui a produit 1 éruptions solaires de type M



- M 4.2 qui a débuté à 14h50 pour se terminer à 15h13



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