Bien qu'il fasse moins d'un kilomètre de diamètre (entre 330 et 750m d'après NEO - Near Earth Objet program de la NASA), l'astéroïde 2011 UW158 passera à environ 6,4 LD ce dimanche 19 juillet.
Mais 1 LD c'est quoi ?
1LD, qui veut dire Lunar Distance, c'est la distance entre la Lune et la Terre. Cette donnée, qui n'est jamais la même, a été fixée à environ 384 000 km. Cet objet passera à environ 6.4LD donc 2 457 600 km.
Cet astéroïde, avec son noyau de 90 millions de tonnes de platine qui vaut 5 trillions de livres, sera à une distance estimée de 22 heures.
5 trillions de livres ?
1 trillion c'est un 1 suivi de 12 zéro, donc 5 trillions de livres en euros ça fait 7 200 000 000 000.
Si certains astronomes pourront jouir en direct de ce spectacle hors du commun, le commun des mortels pourra également profiter de ce spectacle grâce au projet Slooh qui relie des télescopes à internet pour l’usage public, et qui diffusera les images de ce spectacle astronomique à partir de l’observatoire des îles Canaries.
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Cede l'actu scientifique
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samedi 18 juillet 2015
mercredi 18 février 2015
Vidéo : Boule de feu en Pennsylvanie
Le 17 février 2015, un rocher spatial, d'environ 61 cm de diamètre et pesant environ 227 kg est entré dans l'atmosphère en Pennsylvanie. Elle a été repérée pour la première fois par 3 caméras de détection de météore de la NASA à une altitude de 96.5 km en amont de Beaver Falls à une vitesse de 72 420 km/h.
Il a explosé à 20 km au-dessus de la ville de Kittanning ; Il peut y avoir des fragments météoritiques dispersés sur le terrain à l'est de cette ville.
Ce visiteur céleste avait une orbite qui l'a fait s'éjecter de la ceinture principale d'astéroïdes entre Mars et Jupiter .
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Cede l'actu scientifique
mardi 16 septembre 2014
La NASA n'atteindra pas son objectif d'identification des astéroides
L'inspecteur général de la Nasa écrit dans un rapport, publié lundi, que l'agence spatiale américaine ne parviendra pas à son objectif d'identifier 90 % des astéroïdes dangereux du système solaire. La faute à un manque de coordination, estime l'inspecteur, alors que, depuis 16 an,s la Nasa a investi près de 100 millions de dollars dans la traque des objets célestes dangereux pour la Terre.
Car si la Nasa a bien identifié 95 % des astéroïdes de diamètre égal ou supérieur à un kilomètre, elle n'en a identifié que 10 % de moins de 140 mètres de diamètre. Moins dangereux a priori, d'accord, mais le Congrès avait fixé un objectif : 90 % de ces objets célestes de taille modeste devaient être recensés d'ici 2020. Même l'agence spatiale le reconnaît, elle ne parviendra pas à ce chiffre.
Le rapport de l'inspecteur général Martin pointe du doigt des problèmes d'organisation et de répartition des budgets au sein de la Nasa, dénonçant "un conglomérat d'activités de recherches structurées de manière approximative, qui ne sont pas bien intégrées et manquent d'une structure globale avec une réglementation, des objectifs et des étapes pour suivre les progrès". Il estime également que ces activités ne sont pas assez intégrées au programme général de la Nasa, qu'elle manque de procédures pour les activités menées en partenariat avec d'autres agences ou gouvernements étrangers...
Le rapport reproche également à la Nasa de ne pas suffisamment encadrer les bourses et contrats extérieurs associés à ces programmes de détections d'objets géocroiseurs, et de ne pas pouvoir en surveiller l'efficacité réelle.
Problèmes d'organisation, de budgets, l'agence spatiale américaine va être obligée de revoir ses process. L'inspecteur général Martin a fait une série de recommandations en ce sens, pour améliorer l'organisation et la coordination des projets liés à la détection des NEO.
La Nasa a pris en compte ces critiques, et son administrateur associé pour la science, John Grunsfeld, a déclaré dans une lettre à M.Martin qu'il prévoyait la mise en place d'un nouveau programme NEO d'ici au premier septembre 2015.
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Cede l'actu scientifique
Car si la Nasa a bien identifié 95 % des astéroïdes de diamètre égal ou supérieur à un kilomètre, elle n'en a identifié que 10 % de moins de 140 mètres de diamètre. Moins dangereux a priori, d'accord, mais le Congrès avait fixé un objectif : 90 % de ces objets célestes de taille modeste devaient être recensés d'ici 2020. Même l'agence spatiale le reconnaît, elle ne parviendra pas à ce chiffre.
Le rapport de l'inspecteur général Martin pointe du doigt des problèmes d'organisation et de répartition des budgets au sein de la Nasa, dénonçant "un conglomérat d'activités de recherches structurées de manière approximative, qui ne sont pas bien intégrées et manquent d'une structure globale avec une réglementation, des objectifs et des étapes pour suivre les progrès". Il estime également que ces activités ne sont pas assez intégrées au programme général de la Nasa, qu'elle manque de procédures pour les activités menées en partenariat avec d'autres agences ou gouvernements étrangers...
Le rapport reproche également à la Nasa de ne pas suffisamment encadrer les bourses et contrats extérieurs associés à ces programmes de détections d'objets géocroiseurs, et de ne pas pouvoir en surveiller l'efficacité réelle.
Problèmes d'organisation, de budgets, l'agence spatiale américaine va être obligée de revoir ses process. L'inspecteur général Martin a fait une série de recommandations en ce sens, pour améliorer l'organisation et la coordination des projets liés à la détection des NEO.
La Nasa a pris en compte ces critiques, et son administrateur associé pour la science, John Grunsfeld, a déclaré dans une lettre à M.Martin qu'il prévoyait la mise en place d'un nouveau programme NEO d'ici au premier septembre 2015.
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Cede l'actu scientifique
Une météorite immortalisée dans le ciel du sud de la France
Le phénomène a été filmé par l’observatoire de Gérone en Espagne…Certains ont cru que la fin du monde était proche. D’autres, du côté du pic de Bugarach, que les extraterrestres venaient, enfin, les chercher. Mais, non, c’est une météorite qui a traversé, lundi au petit matin, le ciel du sud de la France.
Filmé par l’observatoire de Gérone en Espagne, ce que les spécialistes appellent un «bolide» a traversé le ciel en s’enflammant, laissant derrière lui une traînée de flammes et de poussières.
Le Geipan, groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, assure qu’il s’agit de la deuxième météorite qui tombe à peu près au même endroit en l’espace de sept jours. La météo n’avait pourtant pas prévu de pluie…
Source : 20Minutes
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Cede l'actu scientifique
mercredi 10 septembre 2014
La météorite du Nicaragua vient-elle de l’astéroïde RC 2014 ?
Ce week-end, un astéroïde, RC 2014, est passé très près de la Terre, à 40.000 km seulement. Dans la nuit de samedi à dimanche, une météorite s’est écrasée tout près d’un hôtel de Managua, la capitale du Nicaragua. Les deux événements sont-ils liés ? Oui, affirment des spécialistes du pays.
Samedi soir, à 22 h 55 en heure locale, les habitants de Managua ont été surpris par une explosion. Les sismomètres du réseau nicaraguayen ont eux aussi enregistré l’événement, qui a eu lieu tout près de l’aéroport international. Les investigations, rapides dans cette zone urbaine et surveillée par les militaires, ont conduit à la découverte d’un cratère de 12 m de diamètre pour 3 m de profondeur. Un site nicaragayen, El19, a publié des images du cratère.
Apparemment aucun doute ne subsiste : c’est une météorite qui est tombée là, sans faire de dégâts ni de victimes. Le coup de chance est extraordinaire dans cette ville dense qui compte 1,2 million d’habitants. L’objet est tombé dans l’une des rares zones boisées des environs, à 300 m seulement de l’hôtel Camino Real.
Un groupe de spécialistes a été constitué et a déjà commencé l’enquête, composé notamment de chercheurs de l’Ineter (Institut nicaraguayen d’études du territoire, chargé de la surveillance sismique et de l'activité volcanique). Pour l’instant, la taille de l’objet est inconnue, tout comme sa nature. On ne sait pas non plus ce qu’il en reste et ce qu’il sera possible de récupérer dans le cratère, fermement gardé par l’armée. Peut-être subsiste-t-il des matériaux enfouis en profondeur mais ils peuvent aussi avoir été très dispersés. Des scientifiques d’autres pays viendront sûrement prêter main forte aux géologues de l’Ineter.
Une parenté non confirmée avec l'astéroïde RC 2014
Toutefois, les autorités du pays ont par la suite affirmé que cette météorite provenait de l’astéroïde RC 2014, repéré le 31 août par le programme Catalina Survey et qui est effectivement passé très près de la Terre dimanche 7 septembre. Le télescope Pan-Starr 1 a lui aussi permis d’observer ce petit corps, qui mesurerait une vingtaine de mètres et s’est approché à 40.000 km de la surface terrestre, c’est-à-dire juste un peu plus loin que l’orbite géostationnaire. Les horaires correspondent à peu près puisque RC 2014 est passé au plus près de la Terre le dimanche à 18 h TU (temps universel) et que l’objet de Managua a touché le sol ce même jour à environ 5 h TU (donc samedi soir vers 23 h 00 en heure locale).
Cependant, aucune donnée astronomique ne permet d’avancer cette hypothèse avec certitude, et elle doit être confirmée. On se souvient que la météorite tombée à Tcheliabinsk en Russie, le 13 février 2013, avait frappé la Terre quelques heures avant le passage très rapproché de l’astéroïde DA 2012. Pourtant, les deux objets, dont les trajectoires étaient très différentes, ne venaient pas de directions voisines et n’ont donc fait que se croiser par hasard près de notre planète.
Quoi qu’il en soit, l’événement de Managua est rarissime pour la proximité de la chute avec une agglomération importante. Il restera comme tel dans les annales, sauf à considérer que la progression de la densité des populations humaines augmente la probabilité qu’un corps tombé du ciel s’échoue sur une région peuplée.
Source : Sciences et avenir
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Samedi soir, à 22 h 55 en heure locale, les habitants de Managua ont été surpris par une explosion. Les sismomètres du réseau nicaraguayen ont eux aussi enregistré l’événement, qui a eu lieu tout près de l’aéroport international. Les investigations, rapides dans cette zone urbaine et surveillée par les militaires, ont conduit à la découverte d’un cratère de 12 m de diamètre pour 3 m de profondeur. Un site nicaragayen, El19, a publié des images du cratère.
Apparemment aucun doute ne subsiste : c’est une météorite qui est tombée là, sans faire de dégâts ni de victimes. Le coup de chance est extraordinaire dans cette ville dense qui compte 1,2 million d’habitants. L’objet est tombé dans l’une des rares zones boisées des environs, à 300 m seulement de l’hôtel Camino Real.
Un groupe de spécialistes a été constitué et a déjà commencé l’enquête, composé notamment de chercheurs de l’Ineter (Institut nicaraguayen d’études du territoire, chargé de la surveillance sismique et de l'activité volcanique). Pour l’instant, la taille de l’objet est inconnue, tout comme sa nature. On ne sait pas non plus ce qu’il en reste et ce qu’il sera possible de récupérer dans le cratère, fermement gardé par l’armée. Peut-être subsiste-t-il des matériaux enfouis en profondeur mais ils peuvent aussi avoir été très dispersés. Des scientifiques d’autres pays viendront sûrement prêter main forte aux géologues de l’Ineter.
Une parenté non confirmée avec l'astéroïde RC 2014
Toutefois, les autorités du pays ont par la suite affirmé que cette météorite provenait de l’astéroïde RC 2014, repéré le 31 août par le programme Catalina Survey et qui est effectivement passé très près de la Terre dimanche 7 septembre. Le télescope Pan-Starr 1 a lui aussi permis d’observer ce petit corps, qui mesurerait une vingtaine de mètres et s’est approché à 40.000 km de la surface terrestre, c’est-à-dire juste un peu plus loin que l’orbite géostationnaire. Les horaires correspondent à peu près puisque RC 2014 est passé au plus près de la Terre le dimanche à 18 h TU (temps universel) et que l’objet de Managua a touché le sol ce même jour à environ 5 h TU (donc samedi soir vers 23 h 00 en heure locale).Cependant, aucune donnée astronomique ne permet d’avancer cette hypothèse avec certitude, et elle doit être confirmée. On se souvient que la météorite tombée à Tcheliabinsk en Russie, le 13 février 2013, avait frappé la Terre quelques heures avant le passage très rapproché de l’astéroïde DA 2012. Pourtant, les deux objets, dont les trajectoires étaient très différentes, ne venaient pas de directions voisines et n’ont donc fait que se croiser par hasard près de notre planète.
Quoi qu’il en soit, l’événement de Managua est rarissime pour la proximité de la chute avec une agglomération importante. Il restera comme tel dans les annales, sauf à considérer que la progression de la densité des populations humaines augmente la probabilité qu’un corps tombé du ciel s’échoue sur une région peuplée.
Source : Sciences et avenir
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lundi 8 septembre 2014
Une météorite frappe la capitale du Nicaragua
Une secousse s'est produite à Managua samedi soir. Une météorite serait à l'origine du cratère de 12 mètres de diamètre qui s'est formé dans la capitale. Aucune victime n'est à déplorer pour l'instant.
La mystérieuse explosion qui a produit un cratère de 12 mètres de diamètre dans la soirée de samedi à Managua, la capitale du Nicaragua, a très certainement été causée par une météorite, ont indiqué dimanche 7 septembre des scientifiques.
« Nous [en] sommes convaincus », a insisté un responsable de l'Institut nicaraguayen des études terrestres (Ineter). « Toutes les preuves que nous avons trouvées sur place correspondent exactement à une météorite et à aucun autre type d'événement », a ajouté un de ses collègues.
La ville compte 1,2 million d'habitants, mais aucune victime n'était à déplorer dans l'immédiat. L'impact s'est en effet produit dans une zone boisée près de l'aéroport international, entre 23 heures et minuit.
« CET ÉVÉNEMENT FASCINANT »
Les habitants des alentours ont déclaré aux médias locaux qu'ils avaient entendu une explosion, et qu'ensuite des liquides, du sable et de la poussière avaient été projetés dans l'air, le tout avec une odeur de brûlé. Le choc a été si violent qu'il a été enregistré par les instruments destinés habituellement à détecter les séismes.
Le Nicaragua, qui compte plus de 20 volcans, est régulièrement touché par des séismes, ce qui explique que de nombreuses personnes sur place ont attribué la forte explosion à un tremblement de terre.
La porte-parole du gouvernement a indiqué que Managua se mettrait en contact avec l'Institut américain de géophysique pour avoir davantage d'informations sur « cet événement fascinant ».
Source : Le Monde
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Cede l'actu scientifique
La mystérieuse explosion qui a produit un cratère de 12 mètres de diamètre dans la soirée de samedi à Managua, la capitale du Nicaragua, a très certainement été causée par une météorite, ont indiqué dimanche 7 septembre des scientifiques.
« Nous [en] sommes convaincus », a insisté un responsable de l'Institut nicaraguayen des études terrestres (Ineter). « Toutes les preuves que nous avons trouvées sur place correspondent exactement à une météorite et à aucun autre type d'événement », a ajouté un de ses collègues.
La ville compte 1,2 million d'habitants, mais aucune victime n'était à déplorer dans l'immédiat. L'impact s'est en effet produit dans une zone boisée près de l'aéroport international, entre 23 heures et minuit.
« CET ÉVÉNEMENT FASCINANT »
Les habitants des alentours ont déclaré aux médias locaux qu'ils avaient entendu une explosion, et qu'ensuite des liquides, du sable et de la poussière avaient été projetés dans l'air, le tout avec une odeur de brûlé. Le choc a été si violent qu'il a été enregistré par les instruments destinés habituellement à détecter les séismes.
Le Nicaragua, qui compte plus de 20 volcans, est régulièrement touché par des séismes, ce qui explique que de nombreuses personnes sur place ont attribué la forte explosion à un tremblement de terre.
La porte-parole du gouvernement a indiqué que Managua se mettrait en contact avec l'Institut américain de géophysique pour avoir davantage d'informations sur « cet événement fascinant ».
Source : Le Monde
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dimanche 7 septembre 2014
La mission Hayabusa-2 rapportera sur Terre les échantillons d'un géocroiseur
Le Japon se prépare à lancer sa deuxième mission de retour d’échantillons d’un astéroïde, un géocroiseur en l'occurrence. Elle y déposera également deux atterrisseurs, dont un fourni par le Cnes et le DLR (Allemagne). Ces petits corps sont les témoins des débuts de notre Système solaire, constitué des restes de la formation des planètes.
Après le succès de la mission Hayabusa qui, en en juin 2010, a rapporté pour la première fois sur Terre des échantillons d’un astéroïde (Itokawa) et cela malgré d’incroyables péripéties techniques qui ont retardé son retour, la Jaxa (Japan Aerospace Exploration Agency) "remet le couvert" en dévoilant Hayabusa-2. À l’instar de sa prédecesseure, cette mission aura pour principal objectif de collecter et rapporter sur Terre les éléments d’un astéroïde.
Si (25143) Itokawa est un astéroïde de type S (silicaté), celui choisit pour Hayabusa-2 est un astéroïde de type C (riche en éléments carbonés) qui circule non loin de notre planète. C’est d’ailleurs un géocroiseur, son orbite croise régulièrement celle de la Terre. Il est connu sous le nom très poétique de 1999 JU3. Telle qu’elle est planifiée, la sonde spatiale sera lancée en décembre 2014 et devrait atteindre sa cible en juin 2018. Elle en repartira en décembre 2019 en vue du retour sur Terre des échantillons, un an plus tard, soit décembre 2020.
Avec une taille estimée à environ un kilomètre, 1999 JU3 est deux fois plus grand qu’Itokawa. Il s’en différencie également par sa composition. Les observations réalisées depuis le sol laissent à penser que l’astéroïde pourrait contenir des composés organiques, que les chercheurs supposent être les précurseurs de la vie terrestre. En tout état de cause, son étude apportera un éclairage nouveau sur l’histoire de la formation du Système solaire, commencée voici quelque 4,6 milliards d’années.
![]() |
| L’astéroïde Itokawa photographié en septembre 2005 par la sonde spatiale Hayabusa. © Jaxa |
À cela s’ajoute que, à la différence d’Hayabusa-1, les échantillons ne seront pas recueillis à la surface de l’astéroïde, mais à l’intérieur d’un cratère que la sonde aura elle-même créé ! Les échantillons ainsi récupérés n’auront pas été exposés au vide spatial et n’auront donc pas été altérés par l’usure du temps et les effets des différentes formes d’énergies rencontrées dans l’espace (vent solaire, rayons cosmiques). Et c’est le point fort de la mission.
Témoin des origines
L’étude des astéroïdes passionne, car ils sont des vestiges de la formation des planètes. Ils conservent dans leurs sous-sols intacts, les conditions initiales qui prévalaient au moment de leurs genèses. En surface, les matériaux sont certes très anciens mais, comme expliqué plus haut, exposés pendant des milliards d’années au vide spatial et sous l’effet des micrométéorites présents dans le milieu interplanétaire, ils perdent une partie des informations relatives à la naissance des planètes. Enfin, dans le cas des géocroiseurs, il faut savoir que si les conditions spatiales vieillissent et érodent leur surface, les matériaux qui la composent sont renouvelés par les effets des forces de marée gravitationnelle lors de leur passage à proximité de la Terre, tendant ainsi à faire remonter à la surface de la matière interne.
Cela dit, les échantillons de poussières rapportés par Hayabusa-1 n’en demeurent pas moins d’un très grand intérêt scientifique. Leur analyse a confirmé que les astéroïdes de ce type étaient bien des objets très primitifs de notre Système solaire. En effet, les poussières d’Itokawa sont apparues identiques aux météorites les plus courantes sur Terre, connues sous le nom de chondrites ordinaires. Ces poussières ont également permis de réécrire l’histoire d’Itokawa en montrant que dans son passé, cet astéroïde fut beaucoup plus grand (20 kilomètres).
La mission prévoit également de déposer sur 1999 JU3, deux petits engins. Minerva-2, un petit rover similaire à celui embarqué par Hayabusa-1, sera doté de caméras et de thermomètres. Le second, Mascot (Mobile Asteroid surface SCOuT) est un atterrisseur de dix kilogrammes, développé en coopération avec le Cnes et la DLR, dans la lignée de Philae de la mission Rosetta. Pourvu d’un mécanisme de mobilité, il pourra visiter trois sites sur l’astéroïde et étudier la surface de l’astéroïde à l’aide de ses quatre instruments. Il fonctionnera sur batteries pendant environ 12 heures.
Source : Rémy Decourt, Futura-Sciences
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vendredi 5 septembre 2014
Ce dimanche l'astéroïde 2014 RC passera "près" de la terre
Avis à tous les amateurs d’astronomie : un astéroïde, surnommé 2014 RC, sera proche de la terre ce dimanche 7 septembre.
L’astre passera au plus proche de notre planète à environ 40 000km au dessus de la Nouvelle-Zélande vers 18h18 UTC, soit un dixième de la distance entre le centre de la Terre et la Lune. Grâce à son éclat, les astronomes estiment son diamètre à environ 20 mètres.
Sa proximité, sans danger selon les astronomes de la NASA, permettra aux chercheurs d’en apprendre plus sur les objets célestes.
L’astéroïde ne sera pas visible à l’œil nu, mais les astronomes en herbe pourront l’admirer avec de simples télescopes.
L’astéroïde va passer en dessous de l’anneau des communications et des satellites météorologiques en orbite autour de la Terre. Son orbite le ramènera certainement à proximité de la Terre dans le futur.
Sa présence a été remarquée durant la nuit du 31 août via le télescope du Catalina Sky Survey à Tucson dans l’Arizona. La nuit suivante, le télescope du Pan-STARRS 1 à Hawaï l’a également noté. Les deux centres ont alors rapporté leurs données au centre Minor Planet, organisme de surveillance des objets mineurs du système solaire à Cambridge dans le Massachusetts.
Source : Euronews
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